Bonjour à tous.
Mes meilleurs voeux de bonheur et de santé à tous !!
J'initie ce post pour vous faire part d'un paragraphe sur les phobies publié dans un livre. Ce qui y est dit me semble aussi intéressant que théorique, la réalité ne semblant pas aussi simple, mais pourquoi pas...
Voici le paragraphe, je le recopie tel quel:
"Depuis quelques années, les psychanalystes constatent que les phobies occupent plus souvent le devant de la scène : effroi avant de traverser un pont, angoisse paralysante à la perspective de prendre la voiture ou l'avion, ou encore, plus subtiles et banalisées, difficultés voire impossibilités de maintenir le contact, notamment avec l'autre sexe. L'écran de l'ordinateur, par exemple, fonctionne parfois côté homme comme une barrière qui permet de délimiter un périmètre au delà duquel l'autre féminin ne risque pas de s'aventurer. L'augmentation des comportements phobiques trahit l'incapacité du père à assurer la fonction de donneur de limites, nécessaire au sujet pour se repérer quant à la loi symbolique. Dans ce sens, la phobie, en délimitant des zones de contacts ou d'évitements, prend le relais des interdits. Le symptôme phobique vient parer à l'idée angoissante que tout serait possible, et que l'on pourrait jouir de tout, y compris de la mère. (...). En délimitant l'endroit de la peur, la phobie assure au sujet de pouvoir vivre sans angoisse tout ce qui se trouve hors de son périmètre."
Ayant vécu l'angoisse puis les phobies, ce paragraphe me parle. L'angoisse est en en effet aussi éprouvante qu'elle est sans objet. Ressentir une telle menace qu'aucun de nos sens ne parvient à percevoir est vraiment déstabilisant. Les phobies interviennent alors comme posant des limites, une manière de délimiter l'angoisse.
J'ai le sentiment qu'au fond, angoisse puis phobies ne sont que des parades mises en place par notre corps pour nous aider à faire face à une souffrance devenue difficilement supportable.
Identifier puis traiter cette souffrance devrait faire disparaître phobies puis angoisse. Ce fut mon cas. De là à généraliser... il y a un pas que je ne franchirais pas. Mais qui sait, ce paragraphe pourra peut-être vous aider, voire vous amener à réfléchir.
Christophe


